Ceci n’est pas un article pour ce blog

Ceci n'est pas une pipeAvertissement au lecteur : ce présent article n’a rien à voir avec la réputation des Etats, les relations internationales ou encore la communication politique !

Durant cette dernière semaine, j’ai utilisé régulièrement Twitter pour partager liens, réflexions et expériences sur le cinéma et notamment sur un événement auquel j’ai participé le weekend dernier : le Festival du Film francophone d’Angoulème (FFA). Mon excitation a été à l’origine de nombreux tweets quelque peu monomaniaques pour quelqu’un qui ne se présente pas, dans sa bio, comme pro ou amatrice du cinéma.
Cet emballement m’a alors valu la perte de quelques followers sur l’ensemble de la semaine. Plus qu’une réflexion comptable, ces ex-followers ont clairement « déserté » en raison de l’éloignement de mes sujets de prédilection auxquels ils étaient « habitués ».

Cette petite anecdote prouve que nous adoptons sur Internet des comportements « de garçon de café » comme dirait Sartre. Un personnage digital se doit de se conformer à ce que son audience (followers, amis, cercle, lecteur, etc.) attend de lui. Il va donc agir et réagir, écrire et commenter selon une ligne éditoriale précise et définie plus ou moins consciement. La preuve : un article critique sur la communication culturelle en général et celle du FFA en particulier sera prochainement publié sur le blog d’un ami, plus adéquat pour l’accueillir que [Googlemystate].

La mise en scène de soi est en fait une éditorialisation de soi. Dire ce que l’on veut paraître et ce que l’on croit que l’on attend de nous, et être ce que l’on dit !


J’ai régulièrement lu des articles de fond (positifs, négatifs ou neutres) sur la multiplication des identités sur Internet. D’où la fameuse illustration, « sur Internet personne ne sait que tu es un chien » ou son corollaire tu peux être tout, même un chien ! Certes, on peut utiliser des pseudos, des personnages, des identités diverses, posséder plusieurs adresses mail, comptes Twitter, Facebook, Youtube et j’en passe.
Cette multiplicité des profils est parfois présentée comme une forme de schizophrénie. Or, la schizophrénie signifie qu’un même individu a plusieurs personnalités.

La multiplication des profils digitaux ne signifie pas une multiplication de personnalités de l’individu IRL, puisque lui seul gère consciemment les différents profils digitaux qu’il a créés, dont chacun représente une partie seulement de sa personnalité.
Nous avons tous des centres d’intérêt variés et des cercles d’amis diversifiés, parfois même éloignés. Et heureusement, puisque c’est de là que vient notre richesse et la preuve de notre curiosité!

Sur internet cette richesse ne peut pas vivre en un seul personnage. Un personnage digital se doit d’être constant, avoir des centres d’intérêt définis, homogènes et stables. On serait joyeux si on imposait ce diktat IRL !
D’où le fractionnement des centres d’intérêt et la création de profils variés sur des territoires digitaux différents ou non. On assiste dont à une hyperspécialisation des territoires et surtout des profils digitaux.

Alors que même vos employeurs connaissent vos goûts, vos compétences, vos intérêts et votre parcours, votre audience internet, elle, n’en entrevoit qu’une infime partie hyperspécialisée et liée à un territoire, donc à un auditoire, déterminé.

Déroger à la ligne éditoriale d’un média est signifiant, mais à celle d’un blog… Surprenant, ou plutôt insignifiant?

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L’embargo : l’état de siège moderne

Dans les belles histoires de chevaliers et de croisades, de preux guerriers attaquaient des villes fortes ou les soumettaient à un état de siège des jours durant, jusqu’à ce que ces villes cèdent à la pénurie et se rendent. Des sièges réputés il y en a plein les livres d’histoire, Troie, Alésia, Jérusalem…

Du concept de siège, on est passé à celui d’embargo économique. Beaucoup moins contraignant puisque ne mobilisant que peu de monde et restreignant les flux de marchandises par tout moyen de transport imaginable. Ces embargos économiques n’ont pas de contraintes de temps. Pour preuve, le plus connu, celui décrété par les Etats-Unis à l’encontre de Cuba en 1960 est encore en vigueur en 2012 ! L’embargo n’est pas une arme violente, frontale et directe, puisqu’elle vise à plonger dans une pénurie et non pas dans un bain de sang. Cette arme diplomatique a pour objectif de peser dans les négociations et faire pression sur un pays.
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Syrie : Bashar au pas de la porte?

Chacun son jugement.  Alors que les Etats-Unis et la France déclarent que le régime de Bashar Al-Assad touche à sa fin avec la défection de plusieurs membres du gouvernement, la Syrie elle maintient le cap annonçant lundi 6 août le limogeage du premier ministre  Riad Hidjab. Lire la suite

Syrie : une situation inextriquable

J’ai longtemps repoussé l’écriture d’un article sur la Syrie, bien qu’un brouillon soit en attente depuis plus d’un an. Je n’ai pas voulu me mêler aux discours peu distanciés sur une situation politique et diplomatique plus que complexe. Pourtant, j »ai eu la chance de mener une étude sur la Syrie, sa géopolitique et son système médiatique, j’ai eu la chance d’avoir des amis syriens, et j’ai eu la chance de partir à la rencontre de ce pays, qui est devenu, l’un de mes pays de cœur. C’est pourquoi cet article et ceux qui lui feront suite consacrés à la Syrie se proposent de donner une autre regard sur ce pays qui souffre de son image.

Une mosaïque

La Syrie est telle une mosaïque Lire la suite

Quand le cinéma fait la réputation du Kazakhstan

KazakhstanFilms, séries télé, musiques participent à la construction de l’image d’un pays.

Preuve en est : le film « Borat » qui ridiculise le Kazakstan, avait été interdit dans ce pays à sa sortie en 2006. Pourtant, le gouvernement Kazakh, forcé de reconnaître que ce film est à l’origine d’une multiplication par 10 des demandes de Visa, l’en a publiquement remercié dans un communiqué de presse daté du lundi 23 avril 2012, repris largement par les médias (français tout du moins). Un autre bon coup de pub pour le pays !

Dans les pays arabes, la vie à la française est défendue par la série Sous le soleil … No comment.

Des images libres pour promouvoir les Etats ?

L’image d’un pays, ou sa réputation, passe aussi par la promotion touristique.
C’est pourquoi bon nombre de pays sont dotés d’organisme plus ou moins autonomes ayant pour mission la promotion du pays à l’international.
Pour la France, il s’agit d’Atout France, agence de développement touristique de la France. Lire la suite

La réputation par chiffres et par lettres


On en fait les frais depuis quelques années ; pendu aux lèvres des analystes ou autres agences de notation. Moodies ou autre Standard & Poors sont devenus les dieux tout puissant déterminant le beau fixe ou la dépréciation économique de tous les pays.

Entre AAA et AA, ça change quoi? Concrètement, je n’en sais rien. A part, la perte de confiance dans l’économie, des taux de prêts moins intéressant tout cela dû à une simple lettre : « A »… Lire la suite

Open data : la France pas si transparente !

L’open data, bien qu’en vogue en ce moment, reste encore cantonné à des projets expérimentaux, du moins en France. Il n’y a pas encore eu de véritable politique nationale pour encourager et favoriser l’ouverture des données publiques, contrairement à d’autres pays notamment les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Lire la suite

La distance est-elle culturelle ? – Part 2

Pourquoi aurait-on tendance à placer Vilnius plus loin que la ville n’est réellement et à placer Buenos Aires plus près ?


Un élément de réponse serait de dire qu’on ne connaît pas forcément la géographie mondiale. Placer, avec une marge de 10% d’erreur, un pays grand et éloigné comme l’Argentine est plus aisé qu’ un petit pays proche comme la Lituanie. Certes.

Un autre élément de réponse, plus plausible, est d’accepter que globalement, il est plus facile de dire que Buenos Aires est en Argentine que Vilnius en Lituanie, et où est exactement la Lituanie ?
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Tant que ça va dans le sens de nos intérêts…

Le régime de Ben Ali est fustigé aujourd’hui par les Etats, alors qu’il y a quelques mois ceux-ci entretenaient encore des relations cordiales avec la dictature tunisienne.
Hu Jin Tao est reçu en grande pompe par ce que l’on appelle les Etats démocratiques, bien que le prix Nobel de la paix soit encore en prison.
Le Maroc poursuit son petit bonhomme de chemin, alors que les arrestations arbitraires foisonnent.

Mais tant que les pays occidentaux trouvent leurs intérêts dans ces régimes dictatoriaux, pourquoi se les mettre à dos, n’est-ce pas?
Le monde est fait de nombreuses dictatures, mais tant qu’on peut y passer des vacances pas trop chères, pourquoi se soucier des problèmes politiques et sociaux?
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